L'entretien de parcours professionnel, mode d'emploi 2026

Sabrine Azougli
Mis à jour le
4/8/2026
Jérôme Vobmann
Mis à jour le
04
/
08
/
2026

Depuis le 26 octobre 2025, l'entretien de parcours professionnel (EPP) remplace l'entretien professionnel. Issu de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, ce nouvel entretien de parcours fait le point, au moins tous les 4 ans, sur les compétences, la situation professionnelle, les besoins de formation et les souhaits d'évolution ou de reconversion de chaque salarié. Il s'impose à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Périodicité 1-4-8, cinq thématiques fixées par le Code du travail, entretiens renforcés à 45 et 60 ans, abondement correctif de 3 000 € : voici ce que la réforme change et la méthode pour mettre votre entreprise en conformité avant le 1er octobre 2026.

💜 Ce qu'il faut retenir
  • Ce qui change : l'entretien professionnel devient l'entretien de parcours professionnel (réforme portée par la loi du 24 octobre 2025, en vigueur depuis le 26 octobre 2025).
  • Cadence 1-4-8 : premier entretien dans l'année suivant l'embauche, puis tous les 4 ans, avec un état des lieux récapitulatif tous les 8 ans.
  • 5 thèmes obligatoires : compétences, perspectives d'emploi, besoins de formation, souhaits d'évolution ou de reconversion, activation du CPF.
  • Seniors : entretien de mi-carrière autour de 45 ans et entretien de fin de carrière dans les 2 ans précédant les 60 ans.
  • Sanction : abondement correctif de 3 000 € par salarié dans les entreprises de 50 salariés et plus, sous deux conditions cumulatives.
  • Échéance : les accords collectifs existants doivent être renégociés avant le 1er octobre 2026.

🔵 Pilotez vos entretiens de parcours professionnel sans tableur

Zola planifie vos campagnes selon la cadence 1-4-8, génère des trames conformes aux 5 thèmes légaux et archive les comptes-rendus signés.

→ Découvrir le logiciel d'entretien annuel et professionnel

Qu'est-ce que l'entretien de parcours professionnel ?

Le cadre légal de l'entretien de parcours professionnel est fixé par l'article L. 6315-1 du Code du travail : un échange consacré aux perspectives d'évolution du salarié, ses compétences, ses qualifications, ses besoins de formation et ses souhaits de mobilité ou de reconversion. Cette réforme de l'entretien professionnel découle de l'accord national interprofessionnel du 14 novembre 2024 sur l'emploi des salariés expérimentés : l'EPP succède à l'entretien professionnel depuis le 26 octobre 2025.

Le changement dépasse le vocabulaire. L'ancien dispositif s'était réduit, dans beaucoup d'entreprises, à une formalité expédiée tous les 2 ans. Le législateur en fait un outil de pilotage des carrières : des entretiens moins fréquents, mais plus denses, avec un contenu encadré et des rendez-vous calés sur les grandes étapes de la vie professionnelle.

Un principe demeure : ce rendez-vous ne porte pas sur l'évaluation de la performance. En droit du travail, il reste distinct de l'entretien annuel, qui mesure les résultats et l'atteinte des objectifs. Mélanger les deux dans un même compte-rendu expose l'employeur en cas de contentieux.

Périodicité : comment fonctionne la cadence 1-4-8 ?

La périodicité de l'entretien de parcours professionnel change du tout au tout. La réforme remplace le rythme « 2 ans / bilan à 6 ans » par une cadence en trois temps : un premier entretien dans l'année qui suit l'embauche, un entretien de parcours tous les 4 ans, et un état des lieux récapitulatif tous les 8 ans.

Cadence 1-4-8 de l'entretien de parcours professionnel : premier entretien un an après l'embauche, entretien de parcours tous les 4 ans, bilan récapitulatif tous les 8 ans
ÉlémentAvant la réformeDepuis la réforme
Premier entretienTous les 2 ans à compter de l'embaucheDans l'année suivant l'embauche
Entretiens réguliersTous les 2 ansTous les 4 ans
Bilan récapitulatifTous les 6 ansTous les 8 ans
Entretien de mi-carrièreNon prévuDans les 2 mois après la visite médicale de mi-carrière
Entretien de fin de carrièreNon prévuDans les 2 ans précédant les 60 ans

Salariés déjà en poste : comment recalculer les échéances ?

Point le plus attendu par les équipes RH, la règle de transition a été tranchée par le Questions-Réponses du ministère du Travail, mis à jour en février 2026 : les nouveaux délais courent à compter du dernier entretien réalisé. Pas de remise à zéro des compteurs.

Deux exemples concrets. Un salarié reçu en entretien professionnel en décembre 2023 devra être revu au plus tard en décembre 2027, et non en décembre 2025. Un bilan des 6 ans initialement prévu en 2026 bascule sur le nouveau délai de 8 ans, donc en 2028. Le document précise également le calcul de l'ancienneté et le sort des suspensions du contrat de travail, deux points qui conditionnent les échéances.

Quels entretiens au retour d'une longue absence ?

L'employeur doit proposer un entretien de parcours professionnel au salarié qui reprend son poste après un congé maternité, un congé parental d'éducation, un congé de proche aidant, un congé sabbatique, une période de mobilité volontaire sécurisée, un arrêt longue maladie ou un mandat syndical.

La loi introduit toutefois un assouplissement : cet entretien de reprise n'est dû que si aucun entretien n'a eu lieu dans les 12 mois précédant le retour du salarié.

Quels sont les 5 thèmes obligatoires ?

Le contenu de l'échange n'est plus laissé à l'appréciation de chacun. L'article L. 6315-1 impose d'aborder cinq blocs thématiques, et l'absence de l'un d'eux fragilise la conformité de l'entretien :

  • Les compétences et qualifications : une évaluation des compétences mobilisées sur l'emploi actuel et de leur évolution prévisible au regard des transformations de l'entreprise, une analyse qui s'appuie utilement sur une démarche GEPP.
  • La situation professionnelle et les perspectives d'emploi : le parcours du salarié, l'évolution des métiers de l'organisation et les opportunités qui s'ouvrent à lui.
  • Les besoins de formation : liés à l'activité actuelle, à l'évolution du poste ou à un projet personnel, à consolider ensuite dans le plan de développement des compétences.
  • Les souhaits d'évolution : mobilité, reconversion interne ou externe, validation des acquis de l'expérience (VAE), bilan de compétences, projet de transition professionnelle.
  • L'activation du compte personnel de formation (CPF) : abondements possibles de l'employeur et information sur le conseil en évolution professionnelle (CEP), un accompagnement gratuit.

Ces cinq blocs font de l'EPP la porte d'entrée de la formation professionnelle dans l'entreprise. Et les structures de moins de 300 salariés ne sont pas seules face à ce programme : elles peuvent mobiliser un conseiller de proximité via leur OPCO pour préparer ces entretiens. Un accord de branche ou d'entreprise peut aussi prévoir l'appui d'un organisme externe.

📄 Une trame d'entretien de parcours professionnel prête à l'emploi

Téléchargez gratuitement notre modèle : les 5 thèmes légaux, les volets mi-carrière et fin de carrière, et les mentions à faire signer.

→ Télécharger la trame EPP gratuite

Mi-carrière, fin de carrière : deux rendez-vous renforcés pour les seniors

L'emploi des salariés expérimentés est le cœur de la loi du 24 octobre 2025. Deux moments clés du parcours font désormais l'objet d'un EPP enrichi, qui complète les obligations d'entretiens envers les seniors.

L'entretien de mi-carrière, autour de 45 ans

L'entretien de mi-carrière se tient dans les 2 mois suivant la visite médicale de mi-carrière, organisée dans l'année civile des 45 ans du salarié. Aux cinq thèmes habituels s'ajoutent l'adaptation ou l'aménagement du poste, la prévention de l'usure professionnelle et les souhaits de mobilité ou de reconversion.

Attention au cadre : l'employeur n'accède jamais aux données de santé du salarié. Seules les mesures proposées par le médecin du travail entrent dans la discussion.

L'entretien de fin de carrière, avant 60 ans

L'entretien de fin de carrière prend la forme d'un volet renforcé du premier entretien organisé dans les 2 années précédant le 60e anniversaire. Au programme : conditions de maintien dans l'emploi, aménagements possibles comme le temps partiel ou la retraite progressive, transmission des savoirs et de l'expérience, tutorat.

Après 60 ans, le salarié peut aussi communiquer à l'employeur la date envisagée de son départ à la retraite à taux plein. Une information précieuse pour anticiper les recrutements et organiser le transfert des compétences.

Organisation, compte-rendu, BDESE : les obligations de l'employeur

L'entretien est organisé par l'employeur et se déroule pendant le temps de travail. Il peut être réalisé par un supérieur hiérarchique ou un représentant de la direction. Dès l'embauche, chaque salarié doit être informé du dispositif : périodicité, contenu et droits associés, dont l'accès au CEP.

Chaque entretien donne lieu à un compte-rendu écrit, signé, dont une copie est remise au salarié. Ces documents servent de preuve en cas de contrôle ou de litige : leur archivage n'est pas une option. La BDESE doit par ailleurs intégrer un bilan de la mise en œuvre des actions de formation issues des entretiens, une disposition d'ordre public qu'aucun accord ne peut écarter.

L'état des lieux des 8 ans, également appelé bilan récapitulatif, vérifie que le salarié a bien bénéficié de ses entretiens, puis fait le point sur trois éléments : au moins une action de formation suivie, des éléments de certification acquis par la formation ou la VAE, et une progression salariale ou professionnelle.

Suivre ces obligations pour des dizaines ou des centaines de salariés, chacun avec ses propres échéances, devient vite ingérable sur tableur. Un logiciel de gestion des entretiens automatise les alertes selon la cadence 1-4-8, assure le suivi du parcours professionnel de chaque collaborateur et sécurise l'archivage des comptes-rendus signés.

Sanctions : que risque une entreprise en cas de manquement ?

Dans les entreprises de 50 salariés et plus, le manquement à l'obligation de formation continue coûte cher : un abondement correctif de 3 000 € versé sur le CPF de chaque salarié concerné, via la Caisse des Dépôts et Consignations. Le ministère du Travail précise que ce versement doit être spontané : l'employeur n'attend pas un contrôle de la DREETS pour régulariser.

Deux conditions cumulatives déclenchent la sanction sur la période de 8 ans : le salarié n'a pas bénéficié des entretiens prévus, et il n'a suivi aucune formation non obligatoire au sens de l'article L. 6321-2. La Cour de cassation l'a confirmé dans un arrêt du 21 janvier 2026 : l'absence d'entretiens ne suffit pas, à elle seule, à ouvrir droit à l'abondement.

Les entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas à l'abri pour autant. Un salarié privé d'entretiens peut saisir les prud'hommes et obtenir des dommages et intérêts, et l'employeur engage sa responsabilité au titre de ses obligations d'adaptation et de prévention de l'usure professionnelle. Notre fiche sur les sanctions liées à l'entretien professionnel détaille ces risques.

🚀 Combien d'entretiens vous restent avant octobre 2026 ? Voyez comment Zola calcule chaque échéance 1-4-8 et alerte vos managers au bon moment.

Demander une démo

Comment se mettre en conformité avant le 1er octobre 2026 ?

Le calendrier ne laisse plus beaucoup de marge. Les entreprises sans accord collectif appliquent déjà le nouveau régime depuis le 26 octobre 2025. Celles dont un accord collectif d'entreprise ou de branche organise les entretiens doivent le renégocier avant le 1er octobre 2026 : passé cette date, le régime légal s'applique de plein droit, et un accord prévoyant des entretiens plus espacés que 4 ans devient inapplicable. Un accord peut en revanche conserver un rythme plus fréquent.

DateÉtape
24 octobre 2025Publication de la loi n° 2025-989
26 octobre 2025Entrée en vigueur du nouveau régime pour les entreprises sans accord collectif
Février 2026Mise à jour du Questions-Réponses du ministère du Travail (transition, sanctions)
1er octobre 2026Date limite de mise en conformité des accords d'entreprise ou de branche

Le plan d'action en 5 étapes

Voici la feuille de route que nous recommandons aux équipes RH pour organiser les entretiens de parcours professionnel sans rien laisser passer :

  1. Cartographier l'existant : datez le dernier entretien de chaque salarié, recalculez les échéances selon la règle du « dernier entretien réalisé » et repérez les collaborateurs qui approchent de 45 ou de 58 ans, bientôt éligibles aux entretiens mi-carrière et fin de carrière.
  2. Mettre à jour les trames : intégrez les 5 thèmes légaux et créez des volets spécifiques pour la mi-carrière et la fin de carrière.
  3. Former les managers : la posture attendue est prospective, tournée vers le projet professionnel du salarié, pas vers la notation de sa performance.
  4. Paramétrer les outils RH : alertes automatiques sur la cadence 1-4-8, suivi des visites médicales de mi-carrière, archivage des comptes-rendus signés et pilotage des campagnes d'entretiens.
  5. Communiquer auprès des salariés : informez chacun de ses nouveaux droits, en particulier l'accès gratuit au CEP, pour que l'entretien soit préparé des deux côtés.

Formation : ce que l'entretien de parcours professionnel déclenche

L'entretien n'est pas seulement un rendez-vous à tracer. C'est le principal point d'entrée du recueil des besoins de formation de l'entreprise, et la loi lui donne des conséquences très concrètes sur le plan.

Les formations suivies, à retracer entretien après entretien

Les besoins de formation font partie des thèmes obligatoires de l'entretien, et l'état des lieux récapitulatif vérifie notamment si le salarié a suivi au moins une action de formation. Cela suppose de pouvoir ressortir, pour chaque personne, la liste datée de ce qu'elle a suivi depuis huit ans. Une information qui vit dans un tableur redevient introuvable au premier changement de gestionnaire, alors qu'elle est demandée précisément au moment où l'enjeu financier est le plus fort.

L'abondement correctif, un risque qui se prévient par la formation

Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, deux conditions cumulatives déclenchent l'abondement correctif de 3 000 euros : ne pas avoir tenu les entretiens et n'avoir proposé aucune action de formation non obligatoire. Autrement dit, une politique de formation active protège même lorsque la tenue des entretiens a pris du retard. C'est l'argument le plus solide pour relier les deux campagnes plutôt que de les traiter séparément.

Du besoin exprimé au plan de l'année

Un besoin recueilli en entretien qui n'atterrit nulle part se transforme en frustration l'année suivante. Le circuit qui fonctionne est court : le besoin exprimé pendant l'entretien alimente le recueil, l'arbitrage tranche, et la réponse revient au salarié, positive ou négative mais motivée. Ce circuit complet est décrit dans notre guide de la gestion de la formation en entreprise.

Afficher l'offre au moment de l'entretien

Le moment où un salarié exprime un souhait d'évolution est aussi celui où il est le plus réceptif à une proposition concrète. Rendre le catalogue de formation visible pendant l'entretien transforme une intention en demande formalisée, sans deuxième rendez-vous. C'est aussi ce qui évite les demandes portant sur des actions que l'entreprise ne finance pas.

Ce que l'employeur doit pouvoir prouver

Au-delà de l'entretien lui-même, l'employeur reste tenu d'adapter ses salariés à leur poste et de veiller au maintien de leur employabilité. Le compte rendu d'entretien est une pièce du dossier, pas le dossier entier : il se complète des attestations et des justificatifs des actions réellement suivies. Le détail est traité dans notre fiche sur l'obligation de formation de l'employeur.

L'essentiel à retenir

L'entretien de parcours professionnel n'est pas un simple changement d'étiquette : c'est la réforme la plus structurante du dispositif depuis sa création en 2014. La loi n° 2025-989 espace les entretiens pour les rendre plus consistants, verrouille leur contenu autour de cinq thématiques et cible les moments charnières de la carrière, à 45 puis 60 ans. Les règles de transition sont connues, la jurisprudence sur l'abondement correctif est fixée : plus rien ne justifie d'attendre le 1er octobre 2026 pour recalculer vos échéances et outiller vos managers.

Les entreprises qui s'en tiendront à la conformité minimale passeront à côté de l'enjeu. Bien mené, ce rendez-vous nourrit la fidélisation, la mobilité interne et le plan de formation. Autant en faire un moment utile, pour le salarié comme pour l'organisation.

FAQ

Comment un salarié peut-il préparer son entretien de parcours professionnel ?

La préparation passe par la relecture du compte-rendu de l'entretien précédent, la liste des formations suivies et des souhaits à exprimer (mobilité, VAE, reconversion), et la consultation du solde CPF sur Mon Compte Formation. Le salarié peut aussi solliciter en amont le conseil en évolution professionnelle, un accompagnement gratuit et extérieur à l'entreprise.

L'entretien de parcours professionnel peut-il se tenir en visioconférence ?

Oui. Le Code du travail n'impose aucune modalité d'organisation. La visioconférence est admise dès lors que l'entretien donne lieu à un compte-rendu écrit remis au salarié et que la confidentialité des échanges est garantie.

Les CDD, apprentis et contrats de professionnalisation sont-ils concernés ?

Oui, le dispositif s'applique à tous les salariés, quel que soit leur contrat. En pratique, les CDD de quelques mois n'y donnent pas lieu, puisque le premier entretien est dû dans l'année suivant l'embauche. Pour les CDD longs ou renouvelés, l'échéance doit être intégrée à la planification RH.

Une formation financée via le CPF compte-t-elle comme formation non obligatoire ?

Oui, à une condition : que l'employeur participe à son financement. Le Questions-Réponses du ministère du Travail précise que ce cofinancement satisfait l'obligation de formation non obligatoire. À l'inverse, une formation imposée par la loi ou un texte réglementaire pour exercer le poste reste une formation obligatoire, qui ne compte pas.

Qu'entend-on par progression salariale ou professionnelle ?

La progression salariale s'apprécie à l'échelle individuelle ou collective (augmentation générale comprise). La progression professionnelle couvre l'évolution verticale, vers un niveau hiérarchique supérieur, mais aussi la mobilité horizontale vers un poste à responsabilités accrues.

Sources

Loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relative à l'évolution du dialogue social ; article L. 6315-1 du Code du travail ; Questions-Réponses du ministère du Travail sur l'entretien de parcours professionnel, mis à jour en février 2026 ; fiche service-public.gouv.fr consacrée à l'EPP ; Cass. soc., 21 janvier 2026, n° 24-12.972 ; ANI du 14 novembre 2024 en faveur de l'emploi des salariés expérimentés.

D'autres articles sur les entretiens professionnels

En voir plus
Télécharger notre trame